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dimanche, 29 juillet 2012

La Moselle un 29 juillet à 9h09.

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16:18 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

Programme du jour.

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podcast

Tout un programme…

dimanche, 08 juillet 2012

Le frisson.

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podcast

De l'album "Un monde sans moi" de JERONIMO (2002).

21:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 05 juillet 2012

C'est les vacances…

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21:42 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 03 juillet 2012

Nancy.

On connaissait la tristitude, mais il y a aussi Nancy…


podcast

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Le Chant des regrets éternels.

" Pont-des-Wou est le lieu idéal pour se mettre à l'abri en cas de troubles. En juin, quand fleurissent les gardénias, leur parfum envahissant monte comme un brouillard. Les canaux toujours pleins d'eau qui passent au pied des maisons se ramifient sans cesse pour se réunir plus loin. Les rangées de tuiles noires en saillie sur les auvents se détachent nettement. Les nombreux ponts en dos d'âne qui franchissent les canaux dessinent la même courbe. Les bourgs comme celui-ci, innombrables au sud du fleuve Bleu, entretiennent la nostalgie du bon vieux temps. Les troubles calmés et l'ordre rétabli, lorsque les événements passés ont été suffisamment évoqués, on repart à la conquête du monde. Tous ces petits bourgs sont de véritables lavis à l'encre de Chine en deux couleurs : le blanc, couleur sans couleur, qui se dissimule, et le noir, combinaison de toutes les autres, qui les englobe. Ils rassemblent entre leurs murs tous les êtres et toutes les choses auxquels ils donnent un nom, leur font faire retraite et marquer une pause. Ces bourgs quelque peu bouddhistes, qui accordent de l'importance au vide et au pur, sont dessinés par touches d'une extrême finesse, selon les règles de la peinture occidentale. Ces fines touches renvoient fort justement aux réalités les plus quotidiennes : bois de chauffage, riz, huile et sel, nourriture et vêtement. Aussi bien ce vide ressort-il sur un fond plein, ce pur se détache-t-il sur un fond complexe. Il règne dans le bourg une oisiveté qui repose sur le dur labeur. Sans nul doute lieux de repos et de convalescence pour ceux que l'agitation d'une grande ville a ballottés et blessés dans l'âme, lieux où souffle l'esprit, lieux propres à faire jaillir la conscience hors du chaos, à faire passer de l'ignorance à la connaissance. Les habitants sont gens sages, sans grande peine ni grande joie, sans ressentiment ni haine, ils suivent les cycles naturels et pratiquent l'agir par le non-agir. Ce lieu constitue en soi un livre de philosophie non écrit, qui pourrait être l'œuvre de gens venus d'ailleurs. Le soleil du matin, telle une pluie de lumière, illumine Pont-des-Wou de tous côtés ; les fumées entrent dans la danse, semant le désordre parmi les rayons de l'aube. Sur les feuilles des arbres, les gouttes de rosée s'évaporent, une brume s'élève. Le bourg se dessine sur ce fond de lumière et de fumée, la brume l'enlace, tel un air de musique."

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Anyi Wang, Le Chant des regrets éternels, p. 259-260.

21:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)